Le Système Ambilight avec Hyperion.

Bilan et propositions

Sommaire

Objectifs

  1. Faire le point sur l’ambilight avec hyperion.
  2. Constuire sa propre solution d’éclairage.

Prérequis

  1. Aimer le diy.
  2. Avoir un peu de temps.

Et en fonction de vos choix, il faudra en supplément:

  1. Ne pas craindre le fer à souder.
  2. Savoir ou être prêt à apprendre à flasher un esp8266.

Je vous présente aujourd’hui un projet que j’ai longtemps eu en tête, et pour lequel j’ai pris tout mon temps pour déterminer mes envie et arrêter mes choix. Il existe aujourd’hui mille manières différentes de faire de l’Ambilight. Je vais essayer de vous résumer les principales questions à se poser, et les lectures à faire, afin de faire votre propre choix. Je vous présenterai ensuite ma propre solution Ambilight (C’est ici pour voir mes documents dans un pdf).

Comment l’image va-t-elle être captée ?

Directement par la platine Kodi, par l’intermédiaire d’une carte d’acquisition vidéo ou par une camera (parce que oui ça existe aussi).

Qui va piloter les leds ?

Ce peut être un Raspberry pi ou un esp8266.Ainsi, on peut aussi avoir envie de concentrer les éléments au maximum et d’opter pour une platine Kodi à base de pi qui fera tout le travail. C’est du all in one, on a ainsi un outil fonctionnel, prenant peu de place gérant l’affichage de la vidéo sur la TV, l’analyse du flux, et le pilotage des leds :

Les deux références suivantes sont en anglais mais les photos sont claires et très inspirantes.

On peut aussi souhaiter une conception plus modulaire afin de gagner en flexibilité et en possibilité… Avec un boîtier d’acquisition vidéo afin de pouvoir utiliser plusieurs sources en entrée (TNT, Kodi, console de jeu…).

Voir même complètement modulaire en ajoutant à la recette des esp8266 comme pilote des led qui ave l’aide de la bibliothèque de Scilor va vous permettre de placer vos rubans leds où vous le souhaitez; la connexion entre l’analyse de l’image (sur le pi) et le rendu (sur l’esp) se faisant en wifi.

Sélectionner son matériel

Une fois qu’on a déterminé ses préférences, il y a trois éléments importants à considérer: le choix des leds, le dimensionnement de l’alimentation, et le diamètre des fils (plus l’installation est étendue, et plus la section des câbles doit l’être aussi).

Le montage

Il faut retenir que les leds doivent être alimentées directement, ni le pi, ni les esp n’ont la puissance suffisante pour cela (l’alim doit alimenter les deux en même temps, le contrôleur et les leds). Vous pouvez aussi décidez de partir sur deux alimentations séparées (exemple: usb pour le pi, alim pour les rubans), mais dans ce cas les deux masses doivent être mise en commun. Enfin il est commun de recommander de mettre un condensateur contre les surtensions dans son circuit, ainsi que des résistances pour protéger les flux de données (Dim, et Clock si LED à 4 brins)

La configuration d’hyperion

Hyperion propose un petit soft répondant au nom peu enviable en français d’hypercon, tournant sous java. Il sert à faciliter pour l’utilisateur la configuration de vos rubans LED. Plus clairement, il suffit de lui dire le nombre de LED dont dispose pour qu’il automatise leur répartition dans la configuration d’hyperion (à chaque led sa position sur l’écran et sa couleur en fonction de l’image affichée). Quand il y en a plusieurs centaines, le soft est une aide indispensable.

Ma contribution au moult autre projet d’Ambilight

Le matériel retenu

Point de vigilence et explicitation de mes choix

Le tour de mon écran mesure 4,8 m, avec un ruban de 72 leds par mètre, cela donne un total de 345 leds. Une led peut être appelée à consommer 60mA, cela donne donc une consommation de 21A au maximum. Une alimentation de 20A n’étant pas suffisante (il faut laisser 10 % de marge au moins), j’ai donc opté pour une alim de 30A (pas beaucoup plus chère, ni plus grosse). J’ai glissé cette dernière dans une boîte électrique avec un ventilateur par sécurité. Également, dans un ruban les leds étant indépendantes, le sens d’arrivée de la ligne GND et 5v n’importe pas (au contraire du Din et clock). Lorsqu’un ruban est constitué de beaucoup de LED et/ou est très long, les dernières leds se retrouvent souvent sous alimenté et les premières surchauffent. Pour alier à cela il est possible d’introduire du + et du – en fin de ruban ou même en cours de route. De mon côté j’ai répondu à cette problématique en utilisant 4 esp8266, afin de subdiviser mon ruban led en 4 brins (les alimenter est plus simple, et j’évacue aussi le risque que la mémoire de l’esp ne sature avec mes 3 centaines de LED).

Schéma

Organisation et branchements des rubans LED. J’ai soudé les cables d’alimentation sur les rubans, puis les ai installés dans des profilés alumium, et ai ensuite scellé le tout à la colle chaude.

Câblage et soudure des esp

J’ai choisi des apa102, ce sont des rubans led à 4 pin. Également j’ai fait un pont pour l’alimentation avec des grosses sections de cuivre.

esp8266 ruban led
gnd gnd
5v 5v
D7 Dim
D5 Clock

Bilan

Tout marche admirablement bien, l’immersion est totale. Venant d’un simple light pack, la différence est énorme. Reste quelques petites choses que je ne referais pas…

  • Le convertisseur de niveau est inutile chez moi, il fait même réagir le ruban led de manière erratique. Je l’ai laissé sur le schéma puisque je n’ai pas réussi à trouver une explication satisfaisante à sa dysfonction. Vous pouvez donc souder directement D5 au bornier Clock et D7 au bornier Dim a priori sans crainte. Mais ça reste à creuser


Edit du 3 août 2019 : il s’avère que la première led redresse elle-même le courant, un level shifter s’impose si la distance entre la première led du ruban et l’esp est éloignée, ce ne sera probablement pas le cas chez vous.

  • J’ai fait le choix de partir sur 4 esp8266 (haut-bas-gauche-droite) mais en dessous de 250 leds, il est sans aucun doute plus pertinent de n’en mettre qu’un seul.

  • Enfin, que pensez de mon choix d’utiliser des câbles « de luxe » normalement réservés pour un usage extérieur…? Qui peut le plus peut le moins, mais cela a un prix qui n’est pas forcément justifié.

À +